Article sur la broderie

Publié le par Miss Ellanée

Vous avez peut-être lu cet « article » (soupir) dans Libé, voici le lien pour vous rafraîchir la mémoire ou en prendre connaissance.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=373222

 Je reprends ici les « meilleurs extraits » :

 

En général, elles s'y mettent pendant la sieste des enfants et parfois même la nuit quand leur cadre de mari s'est endormi. Elles s'installent devant l'écran pour cinq minutes, et finissent par y rester beaucoup plus longtemps.

J’adore les journalistes d’investigation qui mènent des enquêtes approfondies au long cours, qui connaissent l’histoire des femmes et des travaux d’aiguilles à travers les âges etc… Le pire c’est de savoir que ce journaliste est « une » journaliste, c’est à dire une femme, une qui juge ses semblables avec des clichés dignes d’un macho des années 50.

 

 

 

Toutes ont la trentaine, au moins deux enfants, un ordinateur, pas ou plus de travail et des doigts de fée

 

 

 

Merveilleux ! deux enfants c’est la moyenne nationale toutes femmes en âge de procréer confondues ! un ordinateur tout le monde pratiquement en a un, pas ou plus de travail je me marre, il suffit de regarder les statistiques de l’INSEE pour savoir que 80% des femmes ont un emploi (même à temps partiel) et que beaucoup sont touchées par le chômage… D’ailleurs c’est drôle, il me semble que le chômage en France en ce moment, hein…pas besoin d’être une femme pour y être confronté ! (soupir)

 

Je ne savais pas qu’il fallait être impérativement faf ou chômeuse pour tomber dans la broderie et le blogue.

 

Petit résumé quand même des acquis des femmes :

 

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Françaises ont gagné progressivement le droit de maîtriser leur vie : droit de vote en 1944, droit à la contraception (1967) et à l’interruption volontaire de grossesse (1975) ou possibilité d’exercer une profession sans autorisation de leur mari (1965).

 

En 1954, les femmes représentaient environ un tiers de la population active, aujourd’hui quasiment la moitié (47,9 %) et presque toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans (80 %) ont un emploi. Leur activité professionnelle diminue avec le nombre d’enfants et avec la présence d’enfants en bas âge. Huit femmes sur dix travaillent dans le secteur tertiaire, et elles sont plus nombreuses que les hommes à être à temps partiel (une femme sur trois est à temps partiel, huit travailleurs à temps partiel sur dix sont des femmes). Contrairement aux autres pays de l’Europe occidentale, l’emploi des femmes n’a pas entraîné de baisse de la natalité. 

 

Toutes ont la trentaine poursuit-elle… ça aussi ça me laisse rêveuse ! Un autre journaliste sur France Info dans le cadre de l’Aiguille en fête avait remarqué que 12% de la population féminine brodait, de 20 à 70 ans, et je suis épatée qu’elles attendent d’avoir religieusement 30 ans pour ouvrir un blogue pour en parler. D’autant que la génération des trentenaires ne sait en général pas trop coudre un bouton ou broder, leurs chères mamans fortes de la révolution des femmes vers 1968 ayant considéré que les travaux d’aiguilles étaient aliénants (je parle en général bien entendu !)

« parfois même la nuit quand leur cadre de mari s’est endormi »

Alors ça c’est une de ses plus belles perles ! Nous sommes au XXIème siècle, et ces dames doivent être disponibles pour leur mari quand celui-ci est à la maison, donc il faut attendre que le maître dorme pour oser en catimini se faire plaisir avec une passion à soi.

Je sais qu’il y en a encore pour trouver normal que leur mari leur interdise de travailler ou d’avoir une vie sociale en dehors de la maison, mais premièrement elles sont minoritaires, deuxièmement si elles aiment aimer un homme qui les traite comme une mineure on va pas les plaindre.

En tous cas il faut que le mari soit cadre pour que madame brode. Très drôle. Elle aurait parlé d’une certaine bourgeoisie (encore qu’elle n’a pas rencontré la clientèle DMC ou Royal Paris) je n’aurais pas relevé, les écoles privées transmettent très bien l’apprentissage des travaux d’aiguille, mais la catégorie sociale des cadres est très souvent arriviste, donc je ne vois pas le rapport avec la pratique de la broderie comme une évidence dans ce cas présent. 

 

Leurs enfants s'appellent plutôt Emile, Zoé ou Arthur que Cynthia, Kevin ou Mohamed.  

 

Je le répète, elle n’a pas croisé la clientèle de Royal Paris  ou Princesse…

 

Le prénom des enfants aussi c’est très marrant ! Arthur est breton, donc on en trouve beaucoup moins dans le sud est de la France ! Zoé n’est pas un prénom d’enfant de cadre, c’était à l’origine le prénom d’une esclave qui avait refusé d’adorer le dieu de ses maîtres, ça vient de zoo qui veut dire vie.

 

Emile alors là je ne comprends pas… Le nombre de domestiques prénommés Emile dans la littérature !

 

Pour les cynthia Kevin ou Mohamed, si on relit son propos on comprend que ce ne sont pas des enfants de cadre, donc elle fait certainement allusion à une classe sociale plus « prolétaire », où les parents cultivés par les séries télé américaines donnent des prénoms de série à leurs enfants, ou sont issus de l’immigration (apparemment pas d’issus de l’immigration chez les cadres dans son enquête, bizarre !) et donc ne brodent pas ! lol no comment !  

 

Sur leurs sites, les photos des enfants, les petites blouses en Liberty se suivent et se ressemblent, les cadres en bois, les étagères en pin relookées aussi. A les lire, à regarder leurs photos sur l'écran, leur quotidien semble plein de petites fleurs, de goûters chocolatés, de partage, d'enfants épanouis et tellement adorables

 

Tiens c’est marrant, elle devrait relire « Toilettes pour dames » de Marilyn French, et lâcher la série Desperate Housewives !  

 

Si parfois, les conversations de blogs virent au crêpage de chignons, sur le thème : «Tu as copié le modèle de blouse que j'ai inventé.» «Elles trouvent là une valorisation qu'elles n'avaient pas dans le monde du travail», analyse Dominique Maison, sociologue et auteure d'une thèse à paraître sur les femmes au foyer 

 

Rhaaaaaaaa !!!!!! le crêpage de chignon !!!!! les femmes avec cette merveilleuse expression passent pour querelleuses et belliqueuses (ça doit être dans leurs gênes de femelle !), alors que les bastons entre hommes, les sports de combat etc… on va l’attribuer au taux d’œstrogènes qu’ils ont en trop les pauvres bouchons !

 

Je rappelle que c’est une femelle qui a écrit cet article !

 

J’adore également la phrase de la sociologue qui parle de la valorisation qu’elles n’avaient pas dans le monde du travail et qu’elles trouvent ici. Je croyais qu’à notre époque c’est leur statut de faf pas très bien vu qui faisait qu’elles se sentaient dévalorisées ! Ou alors ce sont toutes d’anciennes caissières qui ont réussi à épouser un cadre (et oui, ça voudrait dire que même aujourd’hui la réussite sociale de la femme passe par le choix de son plumard ! mdr !) C’est d’ailleurs ce qu’elle même affirme dan son article, donc elle se contredit…

 

Je la recite :

 

Des femmes au foyer, des FAF, comme elles disent. Qui, en général, détestent ce terme et qui surtout, finalement, souffrent du regard des autres. Anne, ex-cadre à Paris, s'est retrouvée en province et à la maison. «On me dit : "Ah bon, tu travaillais ?" Je me sens dévalorisée. Ce n'est pas forcément évident d'être à la maison, de ne pas avoir de vie sociale. On est marginalisées parce qu'on ne travaille plus. Je ne suis pas une FAF en puissance, le quotidien m'emmerde.» Pourtant, beaucoup de ces jeunes femmes blogueuses à la maison ne participent pratiquement à aucune association en dehors de celles des parents d'élèves. Dominique Maison sent chez elles «une impression d'enfermement domestique. Elles semblent très tournées vers la famille, comme si elles avaient une mission à remplir». Même si bon nombre d'entre elles «ont été préparées à un autre destin», études, etc., cette situation à la maison résulte d'«un vrai choix de vie» (Marie). «Elles sont systématiquement renvoyées à un système de vie obsolète», ajoute la sociologue Dominique Maison. Alors, partager leur quotidien par blogs interposés avec des femmes qui leur ressemblent les aide à se «sentir moins seules. Ça m'apporte une visibilité» (Fred). «Je me suis rendu compte que je n'étais pas seule sur ma planète» (Nathalie, Innamorata). «Si je n'avais pas ces fenêtres ouvertes sur l'extérieur, je crois que je deviendrais très vite dépressive», avoue une autre. 

 

Alors là ça se passe de commentaires… 

 

Les ouvrages de dame, les enfants, tout ça, «c'est une excuse», reconnaît Nathalie. Avec ces cybercopines, en privé «on parle aussi de choses plus intimes». Avenir professionnel, soucis conjugaux. En tous les cas, dans ces conversations, elles n'ont pas à justifier leur mode de vie. «Là, elles sont entre soi, elles n'ont pas à justifier la façon dont elles occupent leur temps, à défendre le bout de gras», observe Dominique Maison. Ces nouvelles jeunes femmes au foyer «sont en général très déstabilisées par le regard que l'on porte sur elles». Elles y retrouvent des arguments pour se prouver qu'elles ont eu raison de faire ce choix de vie. «Elles pourront alors se tourner de manière plus vindicative vers les autres», celles que la société appelle les «actives». «On aime toutes la même chose», confirme Fred. «Là, elles ne prennent pas le risque d'être en présence de femmes qui ne partagent pas les mêmes valeurs», traduit Dominique Maison. Elles «peuvent laisser tomber l'armure». «Ça sert à venir pleurer un bon coup quand on est désespérée», confie Fred.

 

 

 

Voui, j’avais oublié que les femmes qui travaillent en dehors de leur maison sont stériles et manchotes… c’est ballot !

 

  Anne dit que les blues de la FAF apparaissent en filigrane sur leurs blogs. Impossible pour la novice de repérer ces moments de bas. Journées galère, instants de solitude, enfants malades.  

 

Les non fafs ne connaissent pas bien sûr… 

 

Leur mari est toujours au courant. Certains sont fans et alimentent eux-mêmes le blog quand madame accouche. Mais, en général, ils ne voient «pas l'intérêt» si ce n'est celui de divertir leur femme. 

 

Ben voui mais pour voir un intérêt à un blogue, faudrait en animer un soi-même, a-t-elle fait une enquête sur les couples qui ont chacun un blog qui parle de sa propre passion ?

Voilà j'ai bien râler, maintenant je passe à table y'a un magret qui m'attend, cuisiné par mon mari ! ;o))

 

 

 

 

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M
Merci pour ta réponse ! :o)
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G
Ben les filles, j'ai déjà expliqué ça à Mimi et à d'autres, maintes et maintes fois, ça fait belle lurette que j'ai fait le tour de toutes les possibilités pour faire de ma passion mon métier et nib, rien n'est possible dans mon cas particulier, car au final, ça me coûterait de l'argent au lieu de m'en rapporter et comme on sait, zéro moins quelque chose, en terme de numéraire, c'est pire que zéro ! :-p<br /> De plus, ma santé ne me permet pas de teindre des fils en grand nombre et je ne pense pas que ça va s'arranger en vieillissant... enfin, si je gagne un jour suffisamment au loto, je vous promets que je commercialiserai mes fils, grilles et tout ce que je pourrai ! lol<br /> Bisousssssssssssssssss<br /> Gen
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A
Et elle, tu crois qu'elle a trouvé son Superman pour pouvoir être FAF???<br /> Pour Gen, une idée: commercialise tes fils ma bichette!!!, 0)))))))<br /> bizzzzzzz et fais attention au Ganachon!
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M
vi ! Attila a raison, on est plusieurs à vouloir te les acheter tes fils ! renseigne-toi sur comment faire...
M
Ben voui ma petite dompteuse d'ours pyrénéen, j'avais dit os trop gêne pour l'humour, tu gagnes un moule à claques !!! (heu... à tartes !) ;o))<br /> (pour la Test y'a la MTSA qui y sera fin mai, moi j'y vais, et toi ?)
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C
y parait qu'on a tous un coté  féminin et un côté masculin  : ça je confirme ... parfois j'ai les boules à lire certains articles de  journaliste atteinte par quelques stères ... de Test aux stères one...<br /> au fait,  ma petite Ganache, tu t'es un peu gourée : les z'homs, ils ont pas de poussée d'os trop gêne  (y'aurait d'la gêne et pas d'plaisir !...) mais de test aux stères one...  bon, j'avais compris çe que tu voulais dire et j'approuve entièrement ta réaction et ta rédaction !                        Bizzzzzzzzzz ma belle !
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