Bouquet de proses

Publié le par Miss Ellanée

Nous continuons avec les textes de Cathsotte :

"Sur le sable de Mandelieu La Napoule, un éléphant s’abritait sous un arbre de la neige délétère à sa peau délicate. « Que n’ai-je une de ces grandes broderies somptuaires pour me protéger mieux » songeait-il en suivant du regard le chemin des douaniers qui se couvrait de blanc !

« Quand la tempête sera calmée, je pourrais toujours me faire offrir une tasse de café ou bien même de thé dans cette grande maison aux doux sons de la célèbre manécanterie de Fortuna. Si les chiens et chats, qui ont une telle propension à la logorrhée,  me laissent entrer !!! »

Cathsotte

Et de Caribouc :

Mandelieu la Napoule était une vieille femme, une très vieille femme. Dans le village, une plaisanterie disait même qu'elle avait vu passer les éléphants dans les Alpes ! Il est vrai que sa santé laissait sérieusement à désirer et son médecin l'avait réprimandée sur son mode de vie délétère... Ne comprenant pas de quoi il retournait, elle s'était sentie offusquée ! Pour qui se prenait ce jeune blanc bec pour la critiquer ? Elle qui avait dû toute sa vie veiller à ne faire que des dépenses somptuaires. Mais elle allait le lui clouer, son bec !

Tout en lui servant un café bien chaud, au coin du feu, elle lui dit un petit sourire aux lèvres : "Dites voir Paul, vous rappelez vous quand vous étiez à la Manécanterie ? Je me souviens du Noël 84 quand vous aviez chanté ce grand classique qu'est "Dur dur d'être bébé" Vous aviez quoi 9, 10 ans ? Ah, vous aviez fière allure dans vos bermudas..."

Le pauvre Docteur Douanier grimaça à l'évocation de ce souvenir humiliant puis il écouta d'une oreille le monologue de sa patiente et regarda autour de lui, la maison était surchargée d'objets vieillots qui probablement étaient autant de souvenirs pour Mandelieu la Napoule, de nombreuses porcelaines un peu partout, sur les murs des broderies anciennes... Le chat, lui, dormait en boule sur le tapis devant la cheminée. Par la fenêtre le bon Docteur regarda un moment la neige tomber et blanchir gentiment l'arbre du jardin.

Après avoir laissé son esprit divaguer un instant, il finit par interrompre cette logorrhée interminable : "je suis navré, Fortuna, mais je dois vous laisser maintenant." Et il s'empressa de partir avant que la vieille femme ne comprenne qu'il la laissait seule !"

Caribouc

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Publié dans Lis tes ratures !

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C
Comme quoi on peut le caser presque quand on veut celui-là aussi ;o)))<br /> J'adore les dessins illustrant nos récits...
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M
merci !
C
Arrêtez !!!!! Nan... j'en veux pas....
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P
Très joli Caribouc... J'espère que, comble de misère, cette Fortuna n'est pas la coprophile de Cath  :o)))
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